Le tableau de bord
Ce qui demande votre attention aujourd'hui, avant tout le reste.

La première chose que vous voyez est la seule qui coûte de l'argent
Le tableau de bord ne s'ouvre pas sur un graphique. Il s'ouvre sur une liste courte intitulée À traiter, et cette liste ne contient que des choses sur lesquelles quelqu'un doit agir. Un chiffre qui monte n'y a pas sa place. Une réservation qui va expirer, oui.
Cinq situations peuvent y apparaître, chacune avec son compte, chacune cliquable vers l'écran qui la règle :
Des réservations attendent votre acceptation. C'est la seule ligne qui coûte de l'argent si personne ne la regarde. Une réservation payée que vous n'acceptez pas avant son échéance est annulée automatiquement, la voyageuse est remboursée en totalité, et vous ne touchez rien.
Un départ est en embarquement depuis plus de 30 minutes. Presque toujours parce que l'agent a ouvert la barrière et n'a pas marqué le car comme parti. Tant que ce geste manque, votre règlement pour ce départ n'est pas déclenché.
Un règlement a échoué. L'argent vous revient toujours, il n'est pas perdu. Le portail vous dit qu'il réessaie, pour que vous ne passiez pas la journée à vous demander pourquoi une somme n'est pas arrivée.
Des signalements d'embarquement sont ouverts. Un passager déclare n'avoir pas pu monter. Cela ne vous est jamais facturé, mais cela mérite une réponse, et les signalements répétés sur une même gare disent quelque chose.
Le calendrier de places d'un départ est suspendu. La libération automatique de places supplémentaires a été mise en pause sur ce départ, il ne se remplira donc plus tout seul.
Quand rien ne demande votre attention, le portail l'écrit : « Rien ne requiert votre attention pour le moment. » Une liste vide est une réponse, pas un écran raté.
Une réservation non acceptée se rembourse toute seule. Elle passe donc avant les graphiques.
Cinq chiffres, et pas un qui demande d'être interprété
Sous la liste, cinq chiffres sur la période que vous avez choisie. Chacun porte sa propre phrase d'explication, sur l'écran, parce qu'un chiffre de compagnie de transport n'a de sens que si l'on sait exactement ce qu'il compte.
Ce qui vous a été versé : le tarif, en totalité. Nos frais de réservation sont facturés au passager en plus du tarif et ne sont jamais prélevés sur ce montant. Le prix que vous fixez est le prix que vous recevez.
Les places payées sur la période. Une réservation peut en contenir plusieurs, une famille de quatre est une réservation et quatre places, et c'est la place qui remplit le car.
Les réservations que vous avez acceptées, sur celles que vous pouviez accepter. Une réservation annulée par la voyageuse avant que vous ayez pu agir ne compte pas contre vous. C'est une mesure de votre réactivité, pas de la sienne.
Les passagers qui déclarent n'avoir pas pu embarquer. Cela ne vous coûte rien. C'est un relevé, et c'est la tendance qui mérite d'être regardée, pas le cas isolé.
Les départs quittant l'une de vos gares aujourd'hui, quel que soit leur état, avec le nombre de ceux qui sont en embarquement à cet instant.
Chaque chiffre est accompagné de son évolution par rapport à la période équivalente qui précède. Une semaine se compare à la semaine d'avant, un mois au mois d'avant, sans que vous ayez à retenir le chiffre de la dernière fois.
Le tarif vous revient en totalité. Nos frais sont payés par le passager, en plus, jamais retenus sur vous.

La gare qui décroche remonte d'elle-même
Sous les chiffres de compagnie, le même travail refait gare par gare : ses départs, ses places vendues, son taux d'acceptation, ses signalements et ce qui lui a été versé. Le classement se fait tout seul, et la gare qui décroche remonte d'elle-même dans votre regard.
Il y a ici une règle de fond, et elle vaut la peine d'être dite clairement : chaque gare possède son propre solde et son propre compte de versement. L'argent d'une réservation vendue à Ségou arrive sur le compte de Ségou. Le total que vous voyez en haut de l'écran est une somme de lecture, il n'existe aucun endroit où cet argent se trouverait rassemblé.
C'est délibéré. Une gare est une unité de gestion : elle a son chef, son personnel, ses départs et son argent. Cela permet de confier une gare à quelqu'un sans lui confier la compagnie, et cela permet à chaque gare d'être payée sur son propre numéro, ce qui correspond à la façon dont les compagnies fonctionnent déjà.
Si vos gares n'utilisent pas la même devise, par exemple une gare au Mali et une au Sénégal, le portail n'affiche pas de total de compagnie. Additionner deux devises donnerait un chiffre faux qui aurait l'air juste.
Depuis cet écran vous ouvrez une gare pour en voir le détail, ou vous en ajoutez une. Une compagnie qui grandit n'a pas à nous écrire pour ouvrir une gare.
Chaque gare a son solde et son compte de versement. Le total de compagnie est une lecture, pas une caisse.

Ce qu'il est encore temps de vendre
Un dernier graphique ne regarde qu'aujourd'hui, et le découpe par heure de départ. Vous voyez à quelles heures vos cars partent, combien de places sont vendues sur chacune, et surtout combien sont encore vendables.
C'est le chiffre sur lequel on agit encore. Un départ de 18h à moitié vide à midi laisse six heures pour faire quelque chose : baisser le prix, appeler des habitués, mettre plus de places en ligne. Le même constat fait le lendemain matin n'est plus qu'une statistique.
Les chiffres sont recalculés toutes les 15 minutes, et la journée en cours est donc toujours provisoire. Le portail l'écrit à l'écran plutôt que de vous laisser croire qu'un total est définitif alors qu'il ne l'est pas.
Une remarque sur la façon dont l'argent est compté : votre règlement est déclenché au départ du car, et il est comptabilisé sur le jour du départ. Une réservation payée trois semaines à l'avance n'apparaît donc pas dans les revenus du jour où elle a été payée, mais dans ceux du jour où le voyage a eu lieu.
L'argent est réglé au départ du car et compté sur ce jour-là, pas le jour du paiement.
