Les places en ligne
Combien de places vous nous confiez, et pourquoi ce n'est pas la taille du bus.

Une promesse, pas un plan de car
C'est le réglage le plus important du portail, et le plus souvent mal compris. Le nombre de places en ligne d'un départ est le nombre de places que vous vous engagez à vendre en ligne. Ce n'est pas le nombre de sièges du car, et nous ne le connaissons pas.
La distinction n'est pas théorique. Votre guichet vend en même temps que nous, sur le même car, et nous n'avons aucune visibilité sur ce qu'il vend. Si nous prétendions gérer le plan du car, nous vendrions des places déjà vendues au comptoir, et le passager qui se présenterait à la porte l'apprendrait devant tout le monde.
Nous ne gérons donc qu'une part, celle que vous nous donnez, et vous gardez le reste. Trente places en ligne sur un car de soixante veut dire : vendez-en trente, le guichet s'occupe des trente autres. Personne n'a besoin d'appeler personne.
Trois chiffres se lisent ensemble sur chaque départ. Les places en ligne, votre engagement. Les vendues, payées et confirmées. Les disponibles, qui sont les places en ligne moins tout ce qui est pris, y compris les places retenues pendant qu'un passager est en train de payer. Ce dernier point explique un écart que l'on croit être un bug : le disponible baisse avant que la vente ne soit conclue, parce qu'une place en cours de paiement n'est pas une place libre.
Le disponible ne descend jamais sous zéro, et si les compteurs cessent de concorder le portail vous le dit au lieu de corriger en silence : le support est alerté et rien n'est modifié dans votre dos.
Prétendre gérer le plan du car ferait vendre deux fois la même place. Nous gérons une part, vous gardez le reste.
Le calendrier qui vous rend les places invendues
À l'approche du départ, les places que nous n'avons pas vendues vous sont rendues, automatiquement, selon un calendrier convenu à votre contrat. Elles retournent au guichet, où elles peuvent encore trouver preneur auprès de quelqu'un qui est physiquement devant la gare.
L'écran des départs affiche le prochain changement : quand le nombre de places en vente va bouger, et sur quelle valeur il va se poser. Le chiffre affiché est celui qui s'appliquera réellement, pas une intention, car une réduction ne descend jamais sous ce que vous avez déjà vendu. Si le calendrier veut passer à dix places et que vous en avez vendu quatorze, il se fige à quatorze. Aucune réservation n'est annulée, personne n'est remboursé, et le départ cesse simplement de vendre.
Vous pouvez reprendre la main sur un départ précis et fixer le nombre vous-même : un car de remplacement plus grand, un jour de fête, un groupe qui se décommande. Le portail vous dit alors la conséquence avant que vous ne confirmiez, et c'est une conséquence réelle : fixer une valeur arrête les réductions automatiques restantes sur ce départ, jusqu'à ce que vous les repreniez. Il ne peut pas deviner votre calendrier après que vous l'avez contredit.
Un départ dans cet état est marqué calendrier suspendu sur la liste des départs et remonte dans « À traiter » du tableau de bord. Il ne se remplira plus tout seul, et cela ne doit pas s'oublier.
Votre contrat fixe un nombre minimum de places en ligne par départ, et cet écran ne peut pas descendre en dessous. Il vous dit lequel, et il vous dit qui peut le changer : votre contact plateforme, par le contrat, pas ce bouton.
Chaque modification est conservée : le nombre avant et après, combien de places étaient déjà vendues à cet instant, le motif, et qui l'a faite. C'est moins un contrôle qu'une conversation possible : une gare qui réduit systématiquement ses places en ligne le lundi matin dit quelque chose sur ses lundis, et sans cette liste personne ne le saurait jamais.
Fixer les places à la main arrête le calendrier. Le portail le dit avant, pas après.
